Est-ce que la peur de vous retrouver coincé au milieu de complexes hôteliers bétonnés vous a déjà fait hésiter à choisir cette destination insulaire ? J’ai pris une véritable claque visuelle en décidant de visiter Tenerife, car cette île offre en réalité une nature brute et spectaculaire qui ravira les amateurs de grands espaces. Préparez votre sac à dos, car je vous livre ici mes meilleures adresses et conseils pour un road trip authentique, loin de la foule et des clichés touristiques habituels.
L’essentiel à retenir : Tenerife possède deux visages, et seul un véhicule de location permet de découvrir le plus authentique. S’éloigner des stations balnéaires du sud est indispensable pour accéder aux forêts primaires d’Anaga, aux paysages lunaires du Teide et aux saveurs locales des guachinches. La véritable magie de l’île opère uniquement hors des sentiers battus.
Préparer son road trip à Tenerife : les bases à connaître
Vous pensez que l’organisation peut attendre la dernière minute ? C’est le meilleur moyen de rater les pépites locales. Voici mes conseils bruts pour anticiper et sortir des sentiers battus sans stress.
Quand partir pour éviter la foule ?
Tenerife est la destination phare du « soleil d’hiver », c’est un fait. Les mois de décembre à février et de juin à août sont littéralement pris d’assaut. Pourtant, je vous le dis : le climat reste clément toute l’année, inutile de s’entasser.
Visez plutôt les saisons intermédiaires, comme le printemps (avril-mai) et l’automne (septembre-octobre). Vous profiterez de tarifs allégés, d’une tranquillité royale et d’une météo absolument parfaite pour arpenter les sentiers sans suffoquer sous la chaleur.
Même en haute saison, on peut trouver des havres de paix. Il suffit souvent de fuir le sud hyper-touristique pour respirer un peu.
Louer une voiture : l’option quasi obligatoire
Soyons clairs : louer une voiture est indispensable pour vraiment visiter Tenerife sans frustration. Les transports en commun existent, certes, mais ils ne desservent pas les coins reculés ni les départs de rando matinaux.
Un conseil d’amie : réservez des semaines à l’avance, surtout si vous partez en vacances scolaires. Optez pour une petite citadine nerveuse, bien plus maniable et facile à garer sur les routes de montagne sinueuses que les gros SUV.
Si les axes principaux sont des billards, méfiez-vous des routes secondaires dans les parcs d’Anaga ou de Teno. Ça grimpe sec.
Itinéraire type : une semaine pour voir les deux visages de l’île
Une semaine, c’est court, mais ça suffit pour un premier contact solide. Je recommande de scinder le séjour : 3 à 4 jours dans le nord pour l’authenticité brute, et 2 à 3 jours dans le sud pour sécher au soleil.
Voici une trame de road trip que j’ai peaufinée pour vous. Elle reste flexible, mais elle permet de visualiser les distances réelles. L’idée est de mixer randonnée, culture locale et farniente sans jamais avoir l’impression de courir après la montre.
| Jour | Région | Activités principales | Mon conseil de backpacker |
|---|---|---|---|
| Jour 1 | Nord | Arrivée (aéroport Nord), installation à La Laguna, découverte du centre historique (UNESCO). | « Garez-vous en périphérie et explorez à pied, le centre est un dédale. » |
| Jour 2 | Nord | Randonnée dans le Parc Rural d’Anaga (forêt de lauriers), Mirador Cruz del Carmen. | « Partez tôt, la brume arrive vite et les parkings sont minuscules. » |
| Jour 3 | Nord | Visite de La Orotava et ses balcons, puis Garachico et ses piscines naturelles. | « À Garachico, zappez les restos du front de mer, montez dans les ruelles. » |
| Jour 4 | Centre | Route vers le Parc National du Teide, randonnée Roques de Garcia, coucher de soleil. | « Dormez en altitude (Parador ou refuge) pour l’expérience des étoiles. Magique. » |
| Jour 5 | Sud-Ouest | Descente vers Los Gigantes, excursion pour voir les baleines et dauphins. | « Choisissez une petite embarcation, c’est plus respectueux et plus intime. » |
| Jour 6 | Sud | Détente sur une plage (ex: Playa del Duque), exploration de la côte Adeje (loin de Las Américas). | « Fuyez le béton de Playa de Las Américas, il y a des criques plus sympas. » |
| Jour 7 | Sud | Randonnée dans le Barranco del Infierno (sur réservation !) ou visite d’un marché local, départ (aéroport Sud). | « Le marché de producteurs d’Adeje le week-end est top pour ramener du mojo. » |
Quel budget prévoir pour un voyage à Tenerife ?
Bonne nouvelle, l’île s’adapte à tous les budgets sans trop de difficulté. Globalement, le coût de la vie reste inférieur à celui de la France métropolitaine, particulièrement quand on passe à table.
Pour les baroudeurs, les auberges et les repas copieux en « guachinches » sont imbattables. Si vous cherchez plus de confort, les hôtels de charme du nord et les restaurants classiques feront grimper la note. Comptez large, mais c’est très variable.
Notez bien que le billet d’avion et la location de voiture absorberont le gros des dépenses. La nature, elle, ne facture rien.
Le parc national du Teide : bien plus qu’un volcan
Après avoir posé les bases de l’organisation, il est temps de s’attaquer au mastodonte de l’île, le Teide, en montrant qu’il ne se résume pas à une simple montée en téléphérique.
L’ascension du Pico del Teide : avec ou sans téléphérique ?
Deux options s’offrent à vous pour visiter Tenerife et son sommet : le téléphérique, rapide mais souvent bondé, et la randonnée, exigeante mais gratifiante. À mes yeux, l’effort de la marche offre une expérience incomparable.
Le téléphérique vous dépose à La Rambleta (3555m). Mais attention, il faut un permis gratuit (à réserver des mois à l’avance) pour accéder au sommet (Pico del Teide, 3718m). C’est le piège classique où tombent tant de voyageurs.
Pour l’ascension à pied, visez le sentier de Montaña Blanca. Passer une nuit au refuge d’Altavista permet souvent d’accéder au sommet pour le lever du soleil sans permis.
Les randonnées incontournables du parc
Le parc ne se résume pas à son pic, loin de là. Le vrai trésor, ce sont ces paysages lunaires fascinants et les sentiers sauvages qui le parcourent.
Misez sur la randonnée des Roques de Garcia. C’est une boucle facile et spectaculaire, parfaite pour une première approche. Elle offre des vues imprenables sur la formation de la « Cathédrale » et le fameux « Roque Cinchado ».
Je suggère aussi la randonnée de Samara pour ses vues panoramiques incroyables et son ambiance volcanique totalement différente.
Observer les étoiles : une expérience inoubliable
Le Teide est l’un des meilleurs spots d’observation des étoiles au monde, et je pèse mes mots. L’altitude, l’absence de pollution lumineuse et la clarté du ciel en font une Réserve Starlight certifiée.
Pas besoin de payer un tour organisé. Il suffit de *monter en voiture après le coucher du soleil* et de se garer sur l’un des nombreux « miradors » déserts.
Par contre, apportez des vêtements très chauds, même en été. Les nuits sont glaciales en altitude.
Conseils pratiques pour une visite réussie au Teide
N’oubliez pas que le parc est en haute altitude. Le mal des montagnes peut se faire sentir rapidement. Je vous conseille de monter doucement et de bien vous hydrater.
Voici l’équipement que je mets toujours :
- De bonnes chaussures de randonnée (pas des baskets de ville).
- De l’eau en grande quantité (au moins 1,5L par personne).
- De la crème solaire indice 50+ et des lunettes de soleil (le soleil tape fort).
- Des vêtements chauds en plusieurs couches (polaire, coupe-vent), même s’il fait chaud en bas.
- Un en-cas pour l’énergie.
Le nord sauvage et authentique : mon coup de cœur
Après avoir salué le géant Teide, il est temps de changer radicalement de décor. C’est dans le nord que bat le véritable cœur de l’île, loin des clichés touristiques habituels.
Le parc rural d’Anaga et sa forêt enchantée
Anaga est un monde à part. On y pénètre dans une forêt de lauriers (laurisilva), véritable fossile vivant de l’ère tertiaire. Je me souviens encore de cette atmosphère brumeuse, presque mystique, qui vous enveloppe dès les premiers pas sous la canopée.
Pour débuter sans trop souffrir, le « Sentier des Sens » près du Mirador Cruz del Carmen est idéal. C’est une immersion douce, parfaite pour ceux qui viennent visiter Tenerife pour la première fois.
Les plus audacieux descendront vers le hameau d’Afur ou la plage sauvage de Benijo. Attention, je vous préviens, ça grimpe sec au retour !
San Cristóbal de La Laguna, la perle coloniale
La Laguna est un arrêt obligatoire, ne faites pas l’impasse dessus. Son classement à l’UNESCO n’est pas volé : on y trouve une ambiance unique, mêlant ferveur étudiante et poids de l’histoire.
Il faut absolument se perdre dans ses rues piétonnes. J’adore flâner entre les maisons colorées, dénicher des patios cachés et admirer l’Iglesia de Nuestra Señora de la Concepción qui domine la ville.
Petit conseil personnel : allez-y en fin de journée. C’est le meilleur moment pour profiter de l’ambiance des « tascas », ces bars à tapas typiques.
La côte nord : des falaises et des villages de pêcheurs
La côte nord est déchiquetée, sauvage et spectaculaire. C’est le contraste total avec les plages aménagées du sud ; ici, la nature dicte sa loi et l’océan frappe fort.
Ne ratez pas Punta del Hidalgo et son phare moderne, ou les villages de Bajamar et Taganana. La route pour y accéder donne le vertige, mais la vue est imprenable.
La plage de sable noir de Benijo est mon spot favori pour le coucher du soleil. C’est iconique pour la photo, mais méfiez-vous des courants.
Santa Cruz de Tenerife, la capitale méconnue
Beaucoup de touristes ignorent Santa Cruz, la capitale. C’est une erreur monumentale. C’est une ville portuaire authentique, agréable et pleine de vie qui mérite qu’on s’y attarde.
Allez voir l’Auditorio de Tenerife de Calatrava, c’est bluffant d’architecture. J’aime aussi le marché coloré Mercado de Nuestra Señora de África et le musée TEA (Tenerife Espacio de las Artes).
Pour une pause au calme, rien ne vaut une balade dans le Parque García Sanabria.
Les villages qui racontent l’histoire de l’île
Après s’être frotté à la nature brute du nord, on change de registre pour se concentrer sur le patrimoine humain. Ces villages sont de véritables livres d’histoire à ciel ouvert.
La Orotava et ses balcons sculptés
Pour moi, La Orotava incarne l’élégance canarienne par excellence, bien loin des clichés touristiques habituels. C’est une étape culturelle majeure si vous voulez vraiment saisir la richesse historique et l’l’âme de l’île.
Ce qui fait sa renommée mondiale, ce sont ses incroyables balcons en bois sculpté qui ornent les façades des demeures seigneuriales. Je vous recommande la « Casa de los Balcones », c’est l’exemple le plus célèbre à visiter pour admirer ce travail du bois.
Mon conseil ? Prenez simplement le temps de flâner dans les rues en pente et faites un tour relaxant aux jardins du Victoria.
Garachico, le village ressuscité
L’histoire de Garachico est poignante et mérite vraiment qu’on s’y attarde quelques instants. C’était le port le plus riche de l’île avant d’être partiellement détruit par une terrible éruption volcanique en 1706.
Pourtant, la coulée de lave a fini par créer ce qui fait aujourd’hui sa popularité : les superbes piscines naturelles d’El Caletón. C’est un spot unique pour se baigner directement dans l’histoire géologique de l’île.
Une fois sec, filez faire une promenade sur la place centrale et visitez le Castillo de San Miguel, un miraculé qui a survécu à la catastrophe.
Masca, le hameau perdu dans les montagnes
On compare souvent Masca au Machu Picchu, et franchement, la ressemblance est assez frappante. Le village est spectaculairement accroché à flanc de ravin, offrant un panorama qui vous coupe le souffle.
Attention tout de même : la route d’accès est extrêmement sinueuse et très étroite, un vrai défi pour les nerfs. Je le déconseille vivement aux conducteurs novices ; l’accès peut d’ailleurs être réglementé selon l’affluence.
Sachez aussi que la fameuse randonnée du Barranco de Masca est souvent fermée ou sur réservation stricte. Renseignez-vous bien avant de venir visiter Tenerife.
Le sud de Tenerife : entre plages et observation des cétacés
Maintenant, cap au sud. Mais attention, il va falloir trier le bon grain de l’ivraie pour ne pas finir dans un piège à touristes.
Los Gigantes et leurs falaises vertigineuses
Les falaises de Los Gigantes sont un choc visuel absolu. Ces murailles de basalte plongent à pic dans l’océan, atteignant des hauteurs vertigineuses de 500 mètres. Un spectacle brut qui impose le silence.
Oubliez la vue depuis la ville bétonnée. Il faut admirer ces monstres depuis la mer pour saisir leur échelle. C’est le spot idéal pour embarquer. Sinon, filez au mirador de Archipenque. La vue y est imprenable, surtout au coucher du soleil.
Observer les baleines et les dauphins : mon expérience
L’activité phare, c’est la sortie en mer pour voir les cétacés dans leur habitat naturel. Des colonies de dauphins et de baleines pilotes vivent ici à l’année. Pour visiter Tenerife côté sauvage, l’observation est quasi garantie.
Mais pitié, choisissez une excursion éco-responsable. Cherchez le label « Barco Azul ». Ce drapeau jaune garantit une approche respectueuse qui ne stresse pas les animaux. Je me souviens encore de l’émotion brute quand un dauphin a joué dans le sillage de notre voilier. Un pur moment de grâce.
Le sud touristique : comment y survivre ?
Soyons francs, Playa de Las Américas et Los Cristianos sont souvent des repoussoirs. C’est le temple du tourisme de masse, saturé de complexes bétonnés et de bars anglais. Une ambiance souvent bruyante et artificielle.
Ici règne le voyage organisé. Des opérateurs comme TUI proposent des séjours tout compris, une approche à l’opposé de l’esprit sac à dos que je défends. Mon conseil ? Fuyez ce vacarme pour des zones comme La Caleta ou Palm-Mar. L’atmosphère y est bien plus authentique.
Plages et piscines naturelles : où piquer une tête ?
Sable noir volcanique ou sable doré importé ?
Si vous venez visiter Tenerife, attendez-vous à une singularité : ici, les plages sont majoritairement de sable noir volcanique. C’est cette teinte sombre, née de l’érosion des laves, qui forge l’identité brute de l’île.
Vous connaissez sûrement Las Teresitas, la célèbre plage dorée de Santa Cruz. Sachez que son sable a été importé du Sahara ! C’est un spot très joli et familial, mais 100 % artificiel.
Perso, je préfère l’authenticité du noir. Pour une vraie ambiance locale, filez plutôt à Playa Jardín à Puerto de la Cruz, c’est bien plus vivant.
Mes plages préférées, loin des foules
Dans le nord, mon coup de cœur va à la Playa del Bollullo. On y accède après une petite marche à travers les bananeraies, ce qui préserve son côté sauvage.
Au sud, la Playa de la Tejita est incontournable. C’est une immense étendue brute au pied de la Montaña Roja, idéale pour se sentir seul au monde.
Attention toutefois, sur ces spots non surveillés, la prudence est de mise. Les vagues et les courants peuvent être traîtres, ne prenez pas de risques inutiles.
Les « charcos », le secret le mieux gardé de l’île
Ne partez pas sans tester les « charcos », des piscines naturelles formées par des coulées de lave. L’océan remplit ces bassins rocheux, offrant une baignade calme et typiquement canarienne.
Voici mes spots favoris pour en profiter :
- El Caletón de Garachico : les plus célèbres et les mieux aménagées.
- Charco de la Laja (San Juan de la Rambla) : un petit bijou caché accessible par escalier.
- Charco del Viento (La Guancha) : spectaculaire, mais attention à la houle.
- Piscines de Bajamar : bien équipées et idéales en famille, avec une vue superbe.
La gastronomie canarienne : ce qu’il faut vraiment goûter
Les « guachinches », pour manger comme un local
Oubliez les restaurants classiques, le guachinche est une expérience à part. Ce sont des établissements familiaux temporaires où les vignerons vendent leur surplus de vin avec quelques plats simples. C’est l’occasion idéale de visiter Tenerife par l’assiette.
L’ambiance est brute, souvent au fond d’un garage ou d’un jardin. La carte est courte et la cuisine reste familiale et copieuse.
Vous les trouverez surtout dans le nord de l’île, notamment dans la région viticole de Tacoronte-Acentejo.
Les spécialités à ne pas manquer
La cuisine canarienne est simple mais tape juste. Elle ne se cache pas derrière des artifices : elle repose sur de bons produits pour une gastronomie savoureuse.
Si vous passez à côté de ces plats, vous ratez l’âme de l’île. Voici les incontournables pour éviter les regrets culinaires et comprendre la culture locale sans tomber dans les pièges touristiques.
- Les papas arrugadas con mojo : les fameuses petites pommes de terre ridées avec leurs sauces rouge (piquante) et verte (coriandre). C’est la base.
- Le gofio : une farine de céréales grillées, utilisée de multiples façons, du petit-déjeuner au dessert. Une curiosité à tester.
- Le queso asado con miel de palma : du fromage de chèvre local grillé, arrosé de miel de palmier. Un délice.
- Le pescado a la sal : du poisson frais (souvent du bar) cuit en croûte de sel, une spécialité des zones côtières.
Les marchés locaux pour faire le plein de saveurs
Pour s’imprégner de l’ambiance, rien ne vaut une virée au marché. C’est l’endroit idéal pour découvrir les produits de l’île et sentir le pouls de la vie quotidienne.
Le Mercado de Nuestra Señora de África à Santa Cruz s’impose comme le plus grand. C’est une véritable fourmilière visuelle où l’on trouve tout ce que l’île produit.
Pensez aussi aux marchés d’agriculteurs plus petits, comme celui de Tacoronte ou de Tegueste, pour des produits ultra-locaux.
Se déplacer et vivre comme un local : mes derniers conseils
Conduire à Tenerife : le guide de survie
Louer une voiture pour visiter Tenerife offre une liberté totale, mais demande une certaine vigilance. Si les autoroutes principales comme la TF-1 et la TF-5 sont impeccables, ne vous relâchez pas trop vite. Le vrai danger guette sur les routes de montagne étroites vers Masca ou le parc d’Anaga.
Voici mon astuce de routarde : klaxonnez brièvement avant chaque virage sans visibilité. Laissez toujours la priorité aux bus locaux qui ne reculeront pas, et utilisez les « miradors » pour laisser passer les résidents plus pressés que vous.
Le stationnement peut vite tourner au cauchemar dans les petits villages et les sites prisés. Je vous conseille vivement d’arriver très tôt ou d’accepter de vous garer bien plus loin pour marcher.
Se loger hors des sentiers battus
Pour vivre une expérience authentique, fuyez les immenses complexes hôteliers bétonnés du sud de l’île. C’est dans le nord verdoyant et l’intérieur des terres que vous trouverez le charme nécessaire pour visiter Tenerife autrement.
J’ai un coup de cœur pour les « casas rurales« , ces anciennes fermes rénovées au milieu des vignes, idéales pour le calme. Sinon, visez les petits hôtels de caractère dans les centres historiques coloniaux comme La Laguna ou La Orotava.
Si votre budget est serré, pas de panique, on trouve de superbes auberges de jeunesse conviviales. Elles sont particulièrement sympas du côté de La Laguna et du spot de surf d’El Médano.
Vols et transports entre les îles
Attention à ne pas confondre les aéroports : Tenerife possède deux aéroports aux fonctions bien distinctes. Tenerife Nord (TFN) gère les vols inter-îles et nationaux, tandis que Tenerife Sud (TFS) accueille la majorité du trafic international.
Vous voulez combiner votre voyage avec une escapade à La Gomera ou El Hierro ? Deux options s’offrent à vous : le ferry (…) ou l’avion pour gagner du temps.
Pour ces sauts de puce aériens, je recommande la compagnie Binter Canarias. C’est la référence absolue dans l’archipel pour sa fiabilité et la fréquence impressionnante de ses vols quotidiens.
Quelques usages locaux à connaître
Connaître quelques coutumes locales change radicalement la façon dont vous serez perçu sur place. Les Canariens sont des gens incroyablement accueillants, mais ils apprécient énormément que les visiteurs respectent leurs traditions et leur rythme de vie insulaire.
Calez-vous sur l’heure espagnole : déjeuner se prend tardivement, rarement avant 14h, et le dîner ne commence pas avant 21h ou 22h. Dans les villages reculés, la sieste reste sacrée l’après-midi.
Un conseil tout bête pour finir : dites toujours « hola » en entrant dans un petit commerce et « gracias » en sortant. C’est la base de la politesse ici et ça ouvre bien des portes.
Tenerife est bien plus qu’une destination soleil : c’est une terre de contrastes saisissants qui m’a totalement bluffée. Entre l’ascension mythique du Teide, l’authenticité des guachinches et la magie des forêts du nord, vous avez désormais toutes les clés pour vivre un road trip inoubliable. Alors, qu’attendez-vous pour réserver votre billet et tracer votre propre route ?
FAQ
Nord ou Sud : quelle est la plus belle partie de Tenerife ?
Sans hésiter, mon cœur balance pour le nord de l’île. C’est là que vous trouverez l’âme véritable de Tenerife, avec ses paysages verdoyants, ses forêts primaires comme dans le parc d’Anaga et ses plages de sable noir sauvage. Le sud a ses avantages pour le soleil garanti, mais il est souvent défiguré par le béton et le tourisme de masse, alors que le nord reste authentique et spectaculaire.
Quels sont les immanquables pour un voyage réussi ?
Si je devais retenir l’essentiel, je dirais l’ascension du Teide, une randonnée mystique dans la forêt de laurisylve d’Anaga et une baignade dans les piscines naturelles de Garachico. N’oubliez pas une sortie en mer respectueuse pour observer les baleines pilotes ; c’est une expérience qui remet les idées en place.
Quelle est la meilleure période pour partir à Tenerife ?
On l’appelle l’île du printemps éternel, mais pour éviter la foule et avoir une météo parfaite pour la rando, visez les mi-saisons. Les mois de mai-juin et septembre-octobre sont idéaux : il fait beau, l’eau est agréable et vous ne jouerez pas des coudes sur les sentiers. L’hiver est très prisé pour le soleil, mais attendez-vous à des prix plus élevés.
Combien de temps prévoir pour faire le tour de l’île ?
Pour un premier aperçu sans courir, comptez au minimum une semaine complète. Cela vous permet de passer 3 ou 4 jours dans le nord pour la nature et la culture, et de garder quelques jours pour le Teide et la détente dans le sud. Si vous êtes un mordu de randonnée comme moi, dix jours à deux semaines ne seront pas de trop pour explorer les barrancos en profondeur.
Où poser ses valises pour éviter les zones trop touristiques ?
Fuyez les usines à touristes comme Playa de Las Américas ! Pour de l’authenticité, cherchez un logement dans le nord, du côté de La Orotava ou de la ville universitaire de La Laguna. Si vous voulez absolument du soleil et la mer, le village d’El Médano dans le sud a une ambiance surf et bohème bien plus sympa que les gros resorts.
Quel est le village le plus photogénique de Tenerife ?
C’est un duel serré, mais Masca remporte la palme. Ce hameau perché sur une crête au milieu des montagnes est absolument vertigineux, on se croirait au Machu Picchu ! Dans un autre style, Garachico, avec ses ruelles pavées et son histoire de résilience face au volcan, a un charme fou qui ne laisse personne indifférent.
Peut-on vraiment explorer Tenerife sans louer de voiture ?
Honnêtement ? C’est compliqué. Même si le réseau de bus (TITSA) est correct entre les villes principales, il ne vous emmènera pas facilement aux départs de randonnées ou vers les petites criques isolées. Pour une vraie liberté et pour sortir des sentiers battus, la voiture de location est quasi obligatoire. Prenez une petite citadine, c’est plus facile pour les routes de montagne sinueuses !
Qu’est-ce qu’on mange de bon aux Canaries ?
Vous ne pouvez pas repartir sans avoir goûté aux papas arrugadas con mojo, ces petites pommes de terre ridées servies avec des sauces pimentées ou à la coriandre. Pour une expérience locale, filez dans un « guachinche », ces restos de fortune chez l’habitant où l’on mange une cuisine familiale copieuse et pas chère, accompagnée du vin de la maison.